Assemblée générale 2026 : le Célé défendu de la source à la confluence

L’assemblée générale de Sauvegarde du Célé s’est tenue le samedi 20 juin 2026 à Cambes, dans la salle de conférence de la CCI du Lot, au Quercypôle. Élus, représentants institutionnels, riverains et adhérents s’y sont retrouvés pour dresser le bilan d’une année d’action.
Dans son rapport moral, le président a rappelé la boussole de l’association, autour de trois verbes : aimer la rivière pour mieux la défendre, alerter en faisant remonter chaque incident constaté, et proposer des solutions concrètes aux problèmes de la vallée.
Une année dense
Plusieurs chantiers ont marqué 2025 :
- Le Grand Livre du Célé poursuit sa route : des centaines de témoignages recueillis auprès des habitants dessinent une vision vivante et partagée de la vallée. Une première version numérique est en préparation.
- La qualité de l’eau est restée sous surveillance étroite, notamment lors du chantier du Surgié, qui a fortement perturbé la rivière. L’association a réagi à chaque alerte pour obtenir des explications et rechercher des solutions.
- Les Mardis du Célé, permanence hebdomadaire ouverte à la mairie de Saint-Sulpice, permettent à chacun de venir échanger avec l’équipe du bureau.
- Côté publications, Laurent Lolmède a signé le Livret 2, « Vallée du Célé – en remontant à la source », qui illustre avec originalité la haute vallée, de Figeac jusqu’à la source à Calvinet, dans le Cantal.
Le rapport d’activités, le rapport moral et le rapport financier ont tous été approuvés à l’unanimité.
Un débat nourri sur l’avenir de la vallée
La seconde partie de la matinée a donné lieu à un débat ouvert sur l’état des lieux et les perspectives de la vallée. Nicolas Tournier, directeur adjoint du Syndicat Mixte Célé Lot Médian, a présenté le Plan Pluriannuel de Gestion 2026-2036, qui encadrera les actions du Syndicat sur la qualité de l’eau, les espèces patrimoniales et exotiques envahissantes, ou encore les dépôts sauvages.
Philippe Landrein, maire de Figeac, a ouvert son intervention par un hommage à Antoine Soto, membre du conseil d’administration récemment disparu, longtemps chargé de la qualité de l’eau pour la ville. Il s’est dit très concerné par les résultats récents sur la qualité de l’eau et a détaillé le suivi rapproché des travaux en cours.
Jean-Yves Beau, président de l’Association des Riverains de France, a clôturé les échanges en évoquant les enjeux législatifs, la protection des captages et la question des retenues d’eau.
La séance s’est achevée dans la convivialité, prolongée par des échanges informels entre participants.


